L’alimentation du cheval

Unités de mesures et ratios • U.F.C.

Unité Fourragère Cheval”.  C’est l’unité de référence qui sert à mesurer les besoins des chevaux.  Cette référence correspond à la valeur énergétique d’un kg d’orge.
A l’entretien, donc au repos, les besoins journaliers du cheval se calculent selon la formule suivante : 0,5 U.F./100 kg de poids vif + 2 U.F.
Cela signifie qu’un cheval de 500 kg a besoin de : 0,5 U.F. x 5 + 2 U.F. = 4,5 U.F., c’est-à-dire l’équivalent énergétique de 4,5 kg d’orge standard.

Chaque heure de travail journalier nécessite l’appoint suivant à la ration d’entretien :
- travail léger : 0,3 U.F.
- travail moyen : 0,5 U.F.
- travail intense : 0,7 U.F.
- travail très intense : 1 U.F.

Considérant qu’en randonnée, le cheval fournit un travail moyen durant 6 à 7 heures, ce qui correspond à un apport de 3 à 3,5 U.F. (7 x 0,5 U.F.), ce qui fait un total de 8 U.F.

N.B. : cette formule n’est qu’une base
de travail.  Les besoins ne varient pas uniquement en fonction du poids du cheval, mais aussi en fonction de son âge (poulain ou adulte) ; du poids du cavalier ; du sexe du cheval (jument gestante ou allaitante, étalon en période de monte), etc.  Par ailleurs, l’U.F.C. détermine la valeur énergétique d’un aliment ; mais l’organisme du cheval nécessite également autre chose que de l’énergie : il lui faut des protéines, des minéraux, des vitamines…  Dans un prochain numéro, nous verrons comment équilibrer correctement une ration en fonction de tous ces paramètres.

• La matière sèche
C’est la matière résiduelle d’un aliment dont on a extrait toute l’eau.  Ainsi, une carotte contient 97,5 % d’eau, soit 125 g de atières sèche au kg.  A l’inverse, le foin ne contient que 10 à 13 % d’eau, soit 870 g de matière sèche au kg.  La quantité de matière sèche d’un aliment ne détermine pas sa valeur nutritive.

• Le coefficient d’encombrement
C’est le rapport entre la quantité de matière sèche contenue dans un aliment brut et sa valeur énergétique (kg M.S./U.F.).  Ce coefficient sera égal à 2 (2 kg de matière sèche doivent donner 1 U.F.) pour un cheval au repos, et il sera abaissé à un minimum de 1,2 (pour 1 travail intense).  Plus le rapport (chiffre) est élevé, plus le système digestif est encombré en fournissant peu d’énergie par rapport au volume (ce qui n’est pas bon pour le sport).

• Rapport Phosphocalcique
Le calcium et le phosphore sont deux minéraux indispensables au développement du squelette et au maintien de sa robustesse.  Il faut toutefois veiller à ne pas donner trop de l’un par rapport à l’autre.  Ce rapport (calcium divisé par phosphore) doit toujours être supérieur à 1, et doit idéalement être compris entre 1,5 et 1,8.  Un excès de phosphore déminéralise le squelette et le fragilise ; un excès de calcium gène l’assimilation des ligoéléments et fragilise les cartilages.

Le cheval a besoin des éléments suivants :

- Les glucides : (on dit aussi “hydrates de carbone”), comme le sucre et l’amidon.  Ils procurent l’énergie (les calories) à l’organisme.  Le cheval qui travaille les trouve surtout dans les céréales.
- Les lipides : ce sont les graisses.  Elles fournissent aussi de l’énergie à l’organisme, sauf si ce dernier ne les dépense pas, en quel cas, le cheval les stocke : il grossit.  Le maïs, par exemple, en contient beaucoup.
- Les protides (ou matières azotées) : ce sont les protéines, dont le rôle est de réparer l’usure de l’organisme due à son propre fonctionnement et de fabriquer la matière vivante nécessaire à son développement.  Le foin en contient beaucoup.  Parmi les grains, c’est l’avoine qui en contient le plus.
- La cellulose : ce sont les fameuses fibres dont Kellog’s parle tant…  Contenue dans l’écorce des grains, mais aussi dans la structure des feuilles et dans les tiges des plantes (herbe, foin, paille).  La cellulose ne nourrit pas, ou presque pas, car elle est constituée de cellules mortes au contenu cellulaire réduit.  Mais comme à l’état sauvage, le cheval ne peut s’empêcher d’en absorber en broutant, son système digestif d’herbivore s’est adapté à l’absorption de ces fibres.  Poids mort dans l’intestin, la cellulose constitue néanmoins l’indispensable “lest” déplissant les parois intestinales, favorisant ainsi le transit et la digestion.
- L’eau : Le cheval en consomme 15 à 60 litres par jour.  Elle doit être fraîche (8 à 15 degrés) et propre. En
sueur, le cheval risque des coliques (obstructions intestinales) s’il boit de trop grandes quantités à la fois.  Il convient de “couper l’eau”, en introduisant un doigt à la commissure des lèvres, de manière à désamorcer la
pompe naturelle, et de le laisser s’abreuver à nouveau après une pause d’une minute.  L’eau de source ou l’eau du robinet est préférable à l’eau de pluie, trop pauvre en sels minéraux.
- Les minéraux :  Ce sont les fameux symboles, simples ou composés, du tableau de Mendeleïev qui a tant fait souffrir certains d’entre nous, à l’école…  Ces éléments sont contenus dans la ration journalière équilibrée, mais certains régimes et certaines maladies peuvent induire des carences, donc nécessiter un appoint.  Les minéraux sont très importants chez le cheval : il contribuent à la robustesse du squelette et au
bon fonctionnement des muscles.  Certains minéraux sont nécessaires en grande quantité (plusieurs dizaines de grammes/jour). Ce sont les “Macroéléments” : calcium et phosphore, sodium, etc.  D’autres éléments ne sont nécessaires qu’en doses infinitésimales (quelques milligrammes/jour). Ce sont les
“Oligoéléments” : fer, cuivre, zinc, iode, sélénium, manganèse.  Ces derniers (indispensables) ne sont pas produits par l’organisme, il faut donc que le cheval les trouve dans sa nourriture. Les carences en oligoéléments sont relativement rares, sauf en ce qui concerne le zinc et le cuivre.  Ceux-ci sont souvent trop peu présents dans les fourrages, même de bonne qualité.  Ils jouent un rôle important, notamment dans le système ostéo-articulaire, le système pileux (poils, corne) et le système immunitaire.  Une pierre à lécher peut y remédier.
- Les vitamines :  Comme les minéraux, les vitamines sont issues du tableau précité, mais ce sont des composés organiques, c’est-à-dire toujours associés à des molécules de carbone.  Les vitamines sont donc des compléments organiques complexes qui jouent un rôle important dans le fonctionnement de l’organisme du cheval : croissance, travail, reproduction, etc.  Les plus importantes sont les vitamines A, D et E.

Les principaux aliments:

Le foin constitue l’aliment principal de la ration des chevaux. Riche en fibres, il favorise le transit intestinal et est capable de subvenir à tous les besoins d’un cheval au repos. Cet aliment se compose de différentes herbes des prés, séchées au soleil. Sa mastication occupe une bonne partie de la journée d’un cheval. Pour   être de bonne qualité, le foin doit sentir bon, être vert et le moins poussiéreux possible. Un bon foin doit être à la fois sec et encore assez souple. Sa qualité dépend encore du climat et de sa région de provenance.

L’herbe est un aliment à forte teneur en minéraux  et riche en vitamines. De qualité et en quantité suffisante, l’herbe  est capable de couvrir tous les besoins alimentaires du cheval. Elle est plus   appréciée des chevaux lorsque les pousses sont jeunes de pas plus de 8 semaines. C’est à ce stade que l’herbe détient sa plus grande  valeur nutritive.

L’avoine est une céréale très   nutritive appréciée des chevaux. Cet aliment au grain sec et brillant   présente les avantages d’être riche en acides gras et en fibres.   L’avoine est la céréale la plus fortement dosée en cellulose.   Elle a cependant un caractère échauffant qui peut déclencher   une irritation de la muqueuse intestinale. Son taux important de phosphore contre   un taux faible de calcium entraîne un déséquilibre phosphocalcique   qui peut être néfaste pour la santé du cheval. Il faut donc   bien doser la ration d’avoine car une trop grande quantité pourrait provoquer   une fatigue des reins, du foie ou encore une décalcification. Pour la rendre   plus digeste, l’avoine est généralement servie concassée   ou aplatie.

Le blé est un grain dense,   75 à 80 kg à l’hl, à forte teneur énergétique   et riche en matière azotée. Cette céréale a l’inconvénient   d’être onéreuse et de détenir des propriétés   histaminiques, c’est-à-dire, que le blé contient une hormone appelée   histamine qui provoquer un érythème cutané Distribué   en trop grande quantité, il risque de provoquer des troubles gastriques   dus à son gonflement dans l’estomac. De plus, cet aliment, riche en gluten,   forme des pâtons qui peuvent bloquer le tube digestif. Il est recommandé   de le servir accompagné de céréales et d’aliments riches   en fibres.

Le son de blé est un aliment rafraîchissant   et au pouvoir laxatif. Il est riche en vitamines et en phosphore mais pauvre en   calcium. Il peut être servi mouillé ou incorporé dans des   mashes. Le son de blé apporte 12% de protides, 10% de fibres et 4% de graisse.   Bien que très prisé des chevaux il doit être servi en quantité   raisonnable. En cas d’excès, il peut être la cause de diarrhées.

 Le maïs détient un fort potentiel   énergétique et glucidique mais reste pauvre en protéines,   en minéraux et en cellulose. Cet aliment au grain dur est très digeste   et contient une part importante de matières grasses. Il peut être   trempé dans de l’eau chaude quelques heures avant d’être consommé   ou être servi broyé mais avec modération quant au broyage   des grains. Trop écrasé, des gâteaux de farine peu digestes   pourraient se former et, facilement sujets à la fermantation, entraineraient   des risques de coliques. Un maïs bon à être consommé   doit être sec, mûr et sans odeur ou traces de moisissures. On le sert   généralement pendant la saison hivernale. Si un cheval n’est pas   habitué à avoir du maïs dans sa ration, il est recommandé   d’ajouter ce nouvel aliment de manière progressive afin qu’il s’y habitue.

L’orge: Cette céréale,   très présente dans l’alimentation des chevaux, détient de   bonnes qualités nutritionnelles. Digeste et rafraîchissante pour   le tube digestif, cette céréale est très appréciée   des chevaux. Elle contient peu de cellulose par rapport à l’avoine et détient   un bon rapport phosphocalcique. Pour être de bonne qualité, l’orge   doit être sèche, propre, sans poussière et sans odeur. Cette   céréale est servie sous forme concassée ou aplatie car son   grain est dur. Elle peut être utilisée trempée, cuite ou mélangée   à de l’avoine. Elle peut encore être présentée sous   forme germée (surveillez qu’il n’y est pas d’apparition de moisissures)   ce qui a pour effet d’augmenter ses valeurs nutritionnelles, sa digestibilité   et son appétence.

Exercices pour le loisir

 Les qualifications loisirs organisées par les haras nationaux sont composées de plusieurs exercices.

Les épreuves montées comportent:

  • une série de 12 tests comportementaux, qui se déroule en milieu extérieur. Les douze exercices proposés ont pour but de mesurer l’éducation du cheval (immobilité au montoir, donner les pieds, embarquer dans un van) et les réactions du cheval face à des situations courantes en extérieur (surprise visuelle ou auditive, franchissement d’un fossé , contre haut ou contre bas, passage d’un portail, d’un gué, parc d’animaux,…) ;
  • un arrêt d’urgence par passage progressif du galop à l’arrêt, afin de mesurer le contrôle de la vitesse du cheval présenté ;
  • une présentation montée aux trois allures. Cette présentation est destinée à apprécier la régularité, l’équilibre et l’engagement de l’équidé. Elle permet aussi de juger le comportement «social» des animaux et leur attitude vis-à-vis des autres chevaux ;
  • une présentation en main pour le jugement du modèle. L’équidé n’est pas jugé en fonction de sa race ou de son esthétique, les juges observent notamment à l’orientation de l’encolure, la qualité de son dos ou encore la justesse de ses aplombs.

M’étant suggéré d’un jour passer les tests avec Umbrio, je commençais quelques exercices d’entrainement.

Le fil à linge, commencé d’abord au sol afin de le familiariser avec l’objet avant de passer en selle. Ayant depuis le départ habitué Umbrio à sentir, toucher, observer tous les objets pouvant être anxiogènes pour un cheval, l’exercice fut rapide. Je lui montrais l’ensemble sans linge, puis je le fis passer sous le fil (la personne qui aide levant les chandeliers); puis je posais le linge et lui en fit faire le tour. Je répétais l’exercice jusqu’à ce que le passage se fit sans précipitation, toujours en récompensant (au départ bonbons qui seront remplacés au fur à mesure par les caresses).

Exercices pour le loisir dans loisirs équestres 396127_472769326081500_513192286_n

 Pour la séance suivante, j’installais deux chandeliers espacés de pluiseurs mètres, avec une corde tendue entre eux, sur laquelle j’avais accroché de nombreux flots de rubalise.

Le premier exercice consistait à passer entre les chandeliers et le mur du hangar des écuries. Petit à petit je reserrais les chandeliers afin de faire un couloir de plus en plus étroit. Chaque passage détendu était récompensé soit d’une caresse soit d’un bonbon.

Séance suivante: constituée de plusieurs petits ateliers. Premier tour en main, le second en selle.

  1.  Passage d’un plastique encadré de pneus et d’un cône.
  2.  Passage autours d’un fil de rubalyse.
  3. Sortie brutale et bruyante d’une brouette, la personne la conduisant faisant plusieurs fois le tour du cheval.
  4.  En extérieur, personne surgissant sans prévenir d’un buisson.
  5.  Jet d’un couvercle en plastique à plusieurs reprises.
  6. Passage entre deux bandes maraichères (assez écartées pour cette première fois)
  7.  Cercle autours d’un tube en plastique debout sans le faire tomber.
  8. Passage entre deux rangs de rubalyse, l’idéal étant de le faire avec un peu de vent.

525931_489490637742702_196170958_n qualifications loisirs dans loisirs équestres

430552_489491091075990_999027858_n travail en main254702_489491217742644_1336551060_n trec10295_489491331075966_1932209458_nruban II

Un « débourrage » étape par étape.

Parallèle au travail en longe, le travail d’un cheval au débourage ou à remettre au travail, passe aussi par le début du travail monté. Idéalement, il se fait après une courte séance en longe qui permet de mobiliser l’attention du cheval.

La première séance en selle je décidais de seulement habituer au poids (le plus léger possible) du cavalier lorsqu’il chausse un étrier avant de se hisser en selle. L’étrier est alors réglé assez bas afin de ne pas tirer sur le dos, et une personne peut aider en faisant contre-poids de l’autre côté. Si le cheval s’écarte, sans manifester pour autant de peur franche, je suis son mouvement en gardant le pied dans l’étrier, et ne le retire qu’une fois le cheval immobile. Si le cheval manifeste une peur plus franche, il faut recommencer plus doucement en ajoutant des étapes d’approche. L’exercice est à répéter plusieurs fois.

L’étape suivante, pour ce qui est de la ponette que je travaille, je me hissais en sac à patatte , la jument reste immobile puis la personne au sol engage à faire un pas en avant: étapes de suite récompensées.

La séance d’après, je renouvellais les mêmes exercices précédemment évoqués, et, sentant la ponette réceptive, je m’asseyais en selle doucement. Quelques pas en avant, obtenus avec une personne qui aide au sol et qui incite à avancer à l’aide de la longe fixée au licol,  la voix qui encourage par le « marchez ». L’étape suivante la direction, de même la personne au sol accompagne l’indication de la rêne pour que l’association se fasse clairement (petit à petit cette aide se fera moins présente). Ce travail s’effectuait en premier lieu dans la carrière, et peut être élargi aux alentours de la pension, au pas sur les petits chemins (lesquels se trouvent presque dans la pension elle même, loin de la circulation). 

Après cette première séance montée, avec longe puis sans, je poursuivais l’évolution en effectuant l’exercice de se mettre en selle et de faire avancer la ponette au pas, mais cette fois seule, sans aide au sol. L’immobilité au montoire fut plus longue à obtenir mais la jument finit par s’apaiser et ne bougea plus. Une fois en selle, j’effectuais les pressions de jambes en l’aidant de la voix « marchez ». N’obtenant aucun mouvement en avant, avec une rêne d’ouverture je la faisais basculer à droite ou à gauche afin de déclancher le mouvement vers l’avant. Ce n’est qu’au bout de plusieurs minutes qu’elle partit en avant. Une fois lancée je l’encourageais de la voix, et des jambes si besoin. Lorsqu’elle commença à tenir elle même son allure, je fis une série d’arrets suivis de remise au pas. Celà, aux deux mains. Puis j’arrêtais la séance sur ces points positifs.

Un

Seconde séance montée: la mise en selle fut plus rapidement obtenue dans le calme. Pour cette séance je n’avais pas installé de rond de longe pour que la jumet soit plus à l »écoute de mes indications de main plutôt qu’ à la clotûre. La personne qui m’aidait à terre indiquait le rythme et la direction en partie, en mimant l’attitude du longeur. La réponse de la ponette aux jambes fut plus franche, prenant moins de temps pour se lancer au pas. Après avoir fait quelques arrets avec départ au pas, je tentais le trot, par la voix et l’aide du faux longeur qui poussait avec un stick si besoin. Après quelques temps de trot effectués correctement aux deux mains, j’arrêtais la séance et fis le tour de la pension en selle, sans longe,mais avec la présence de l’aide à pied.

381309_477919972233102_60096195_n débourrage dans Equitation et relation cavalier cheval

Pour la troisième séance en selle je reproduisais les exercices précédents. Lors de la quatrième séance, je tentais d’obtenir le galop. Pas encore habituée à la prise du galop en selle elle eut quelques difficultés à partir, l’aide de la personne à pied est ici essentielle: elle doit indiquer comme en longe et l’inciter au départ ; le cavalier doit veiller à placer ses aides de départ au galop en même temps que la demande vocale et que l’aide au sol. Une fois quelques foulées obtenues je repassais au trot en félécitant. Celà aux deux mains. Après cette séance qui la familiarise au galop en selle, et pour terminer le débourrage, les prochaines fois se feront aux trois allures pour améliorer le départ au galop, le pas et le trot étant acquis.

(PS: la petite Sublime, suite à son débourrage à trouver une propriétaire, qui l’accompagnera désormais dans son travail de cheval ^^ ).

Le cheval de loisirs

Placé souvent dans l’ombre du cheval de compétition, le cheval de loisirs mérite pourtant une réelle reconnaissance du milieu équestre. Taxé injustement de simple cheval de « prom-prom », il lui est souvent dénié toute qualité sportive/mentale. Pourtant, il n’y a qu’à voir les difficultés rencontrées en extérieur, par les chevaux qui restent la plupart du temps dans le cadre bien défini, rassurant, de la carrière et du manège….eh oui ! le métier de cheval de loisirs dont la polyvalence répond aussi bien au travail demandé en intérieur qu’en extérieur ET en toute sécurité ne s’improvise pas !  Il faut des qualités indéniables qui appartiennent en partie à l’iné et pour le reste s’obtient par acquis. Mental et qualité physique se travaillent, et sont des éléments pris en compte par les éleveurs de chevaux de loisirs.

 Depuis quelques années les pationnés d’équitation d’extérieur voient leur pratique rétablie dans ses lettres de noblesse: augmentation des élevages de chevaux dits de loisirs ; augmentation du nombre de pratiquants de Technique de Randonnée Equestre de Compétition (TREC) ; engouement pour les randonnées touristiques et de stages de plusieurs jours, sans compter le nombre de cavaliers-propriétaires qui n’appartiennent pas à une fédération et pratiquent en toute autonomie trec ou randonnée, voire même rallyes thématiques. La flilère loisirs connait une attraction qui mérite d’être soulignée.

Les haras nationaux ont d’ailleurs antériné cette évolution en mettant en place les « qualifications loisirs » destinés à valorisés les heureux bénéficiaires de la labellisation: http://www.haras-nationaux.fr/sport-courses-loisir-trait/sport-et-loisirs-equestres/loisirs-equestres-et-sport-amateur/qualifications-loisir.html .

Le travail en longe: l’expérience en « liberté »

Travaillant actuellement une ponette de 5 ans, à savoir une remise au travail après une inactivité de 2ans, j’ai décidé de conduire d’abord une approche d’observation, comme si elle n’avait jamais été manipulée, montée, travaillée. Ceci me permet de reprendre du début sans à priori et afin que la relation que je souhaitais établir avec elle soit progressive. Ne pas brusquer les choses permet de ne pas mettre la jument en stress face à la nouveauté.

Je commençais par simplement l’approcher en pature, la caresser un peu partout. Au bout de trois visites, elle venait attendre mon arrivée et me suivais dans son champs. C’est une ponette qui aime le contact humain et qui vient volontairement le chercher.

Entre temps je l’amenais sur l’aire de pansage afin de vérifier qu’elle se laisse touchée partout et donne ses pieds. Opérations validées avec succès et dans un calme parfait. Je profitais de la sortie du champs pour effectuer les exercices de mobilité: hanches/épaules/reculers. Le tout aussi sans souci.

La première séance de longe au licol eut lieu quelques jours après ces manipulations, entrecoupées de visites  »amicales » non liées au travail. Elle dura moins de 15 minutes, la ponette ayant parfaitement répondu à mes attentes (en cercle, calme, sans tirer, en se gérant toute seule): départ au trot à la voix, arrêt à la voix. Cependant, lors de la seconde séance en longe (sellée cette fois) il me fut impossible d’obtenir le galop. Elle précipitait le trot, puis finissait par écarter ses hanches sur l’extérieur en se plaçant face à moi pour que je ne puisse pas y accéder et agir dessus.

En m’approchant de ses hanches pour provoquer le mouvement de remise en avant, rien n’y fit, elle tournait très court autours de moi. Sentant qu’il me fallait apaiser la situation (oreilles de la jument en girouette, yeux écarquillés, immobilité forcée), je désamorçais la tension en relançant tranquillement simplement au pas, l’accompagnant pour le départ sur le cercle, avec l’aide de mon binôme qui la dirigeait sur le cercle. Voilà donc où se situait LE problème principal: le galop en longe.

Pour la séance suivante, je décidais d’essayer de la travailler en liberté. J’avais déjà constater son efficacité sur Baron (qui a horreur du travail en « manège » mais qui avait volontiers travailler en liberté, avec beaucoup plus de plaisir qu’en longe: il était dynamique et joueur dans ces moments de travail). J’installais donc un rond de longe fait de 12 piquets d’un mètre de haut et de ruban pour cloture. Celà donnait le tracé à suivre pour la ponette, plus encadrant que l’espace intégral de la carrière en herbe.

Je fis effectuer les premiers tours en longe, toujours par souci de démarrer la séance de manière encadrante. Tout se passant bien au pas et au trot, je retirais la longe, ne laissant que le licol. Pour m’aider à me faire comprendre, j’utilisais une chambrière placée en arrière de la ponette (au repos si la jument entretient elle même son déplacement ; légèrement levée et secouée vers l’arrière main pour relancer si besoin), et un stick de dressage pour encadrer les épaules: c’est le stick directionnel et qui empêche visuellement la ponette de revenir sur moi. A la voix, elle effectua quelques tours au trot. Les changements de main s’effectuant en avançant franchement en avant de la tête, comme pour lui couper la route. Au début elle s’arrêtait directement après mon avancée franche, donc je m’aidais de la voix (« tournez ») et du fait d’agiter le stick devant sa tête de haut en bas, en l’invitant par mon déplacement a changer de côté. Je tentais ensuite le galop, encadrée par le stick et la chambrière, donc sachant clairement où se placer, elle finit par partir au galop sans stress. Une fois l’exercice du départ au galop à la voix compris, je changeais de main pour renouveller l’expérience. Il est important que le cheval effectue les exercices à chaque.  Là aussi pas de souci. J’arrêtais donc la séance positivement, terminant sur du pas pour relâcher gentiment les muscles. Il ne faut pas être trop gourmand: une fois l’exercice bien conduit par le cheval il est important de ne pas l’écoeurer en demandant de nouveau encore et encore.

Cette nouvelle expérience positive du travail en liberté, avec une installation nécessaire qui correspondait au gabarit de la ponette, me donna l’idée de retravailler cet aspect avec Umbrio. J’ai jusque là priviligié le travail monté ou en main, et peu en longe (pourquoi? car l’état de la carrière en hiver ne me permettait pas vraiment d’employer un rond de longe de diamètre inférieur à celui que j’utilisais pour le travail monté, risques de glissades sur sol trop gras).

Umbrio:

Le travail en longe: l'expérience en

Sublime sur le même exercice:

576862_470591016299331_1131183966_n débourrage dans Equitation et relation cavalier cheval

 

 

L’importance du matériel

Il est important d’avoir du matériel de qualité, confortable et résistant. Le choix de la selle est par exemple primordial, autant pour le cavalier que pour le cheval : une selle inadaptée crée des pressions sur le dos et les épaules du cheval, qui peuvent aller jusqu’aux blessures ou jusqu’aux problèmes ostéopathiques. A l’opposé une selle inconfortable ne permet pas au cavalier de se positionner correctement et peut aussi être une source de douleur. Outre les modèles liés à l’équitation pratiquée (CSO, CCE, dressage, randonnée, trec, pony-games etc) il y a la taille à choisir (selon son gabarit: de 15 pouces à 18 pouces). Actuellement de nombreuses offres de saddle fitting aparaissent, les cavaliers étant de plus en plus conscients des problèmes liés à la selle.  Voici un lien utile concernant l’adéquation selle/cheval: http://www.equimetric.ch/ 

Pareillement il est aussi essentiel de choisir la taille du mors en fonction de la taille de la bouche de son cheval. 105 mm: poney type shetland ; 115 mm: poney C et D et certains pur sang ; 125 mm : poney à forte tête et chevaux jusqu’à 165cm ; 135 mm: petitts chevaux à forte tête et chevaux entre 165-175cm ; 145 mm: grands chevaux, chevaux de trait.

Les standards pour couvertures de chevaux: 105 cm: cheval/poney de taille 110-130cm ; 115 cm: cheval de taille 135-145 cm ; 125 cm: cheval de taille 145-155 cm ; 135 cm: cheval de taille 155-165 cm ; 145 cm: cheval de taille 165-175 cm ; 155 cm: cheval de taille supérieure à 175cm.

Bridons, licols et protections se choisissent en fonction du type de son cheval : poney, pur-sang (cob), cheval, grand cheval….et ainsi de suite pour le reste du matériel.

 

Voici quelques liens de magasins équestres que je conseille (chez qui j’effectue l’essentiel de mes achats):

- Kramer équitation, chez qui je me fournis en majorité, car très complet : http://www.kramer-equi.fr/ un très vaste choix aussi bien en articles cavalier qu’en produits pour chevaux. Toutes les équitations sont représentées (classique, western, ibérique, islandaise, trait, etc). On peut y retrouver certains articles de marques allemandes très réputées (Mattes, Kieffer) et des produits moins onéreux,mais de qualité, idéal pour les petits budgets (Félix Bühler).

Attention pour ce magasin, qui jadis s’illustrait pour son sérieux dans la rapidité de traitement des commandes et des envois, il y a de gros soucis actuellement dans les livraisons d’ articles commandés pour lesquels il faut prévoir jusqu’à trois semaines d’attente avant de recvoir le colis.

- Décathlon: http://www.decathlon.fr/C-10862-equitation choix plus restreint mais un très bon rapport qualité prix pour des produits d’utilisation courante. Un effort de design est apporté sur les collections.

- Padd : http://www.padd.fr/ une gamme de produits variés, à mon sens un peu moins originaux que Kramer car les marques représentées viennent de la centrale Ekkia , où la majorité des magasins français s’approvisionnent ; différents budgets s’y retrouvent.

- Rando cheval boutique: http://www.rando-cheval-boutique.com/ vaste gamme d’articles dédiés au cavalier randonneur, très utile pour celles et ceux qui ne trouvent pas certains articles dans les magasins traditionnellement orientés équitation de manège.

- Equestra: http://www.equestra.fr/ sur la même tendance que Kval, des produits distribués par Ekkia avec un effort pour délivrer d’autres marques (Prestige par exemple, Awa, etc)

- Kval: http://www.k-val.com/index.html Présence de marques de très bonne qualité non distribuées par Ekkia (Professional choice, Lami cell, Dyon, GPA, etc), faisant rapproché Kval du magasin Horsewood.

- Equip horse: http://www.equiphorse.com/ Idéal pour les professionnels (abris, équipements de patûres, etc) et pour le cavalier de loisirs qui cherche du matériel standard (peu de choix, mais correct).

- Esprit équitation: http://www.esprit-equitation.com/ nombreux articles disponibles, variés et pas forcément issus du catalogue Ekkia, le magasin fonctionne beaucoup avec la marque HKM. Seul bémol: la mauvaise qualité des images qui ne permet pas de se faire une idée précise de l’article. Cheval-shop, Sellerie Mon cheval sont dans les mêmes créneaux.

- Equi Well, Produits de soin: http://www.equi-well.com/ Vaste choix de produits de soins, de compléments alimentaires.

- Distri Horse, Produits de soin:  http://www.distrihorse33.com/ Mêmes remarques qu’Equi-well, avec un avantage en terme de tarif: sur certains articles communs aux deux magasins, Distri Horse est moins cher.

Liste non exhaustive bien sûr, et l’opinion que j’en ai n’engage que moi même.

 

 

 

 

 

 

 

Planning de travail

Voici grosso-modo le planing de travail d’Umbrio:

Mi septembre 2011 - mi octobre 2011: travail en main (hanches, épaules, reculers, longe).

Mi octobre 21011 - mi novembre 2011:  simples manipulations liées au pansage, petites sorties en main du fait de sa convalescence suite à sa castration.

Mi novembre 2011: début du travail dans le rond de longe (carrière en herbe). Suivi du tour de la pension, en main puis en selle.

Mi février 2012: sorties seul en promenade (circuit minimum une heure, maximum deux heures trente) une fois par semaine, y compris ballade nécessitant de se rendre sur place en van. Travail dans la carrière poursuivi.

Mai 2012: sortie en extérieur avec deux autres chevaux, chez son naisseur.

Fin août 2012 : sorties communes avec Baron, travail en carrière.

NB: le travail autours du van se faisant régulièrement sur toute la période. N’étant pas une experte en dressage classique ( j’ai le galop 6 mais n’ai pas pratiqué d’équitation purement classique depuis dix ans), mes exercices restent simples, cependant je cherche à utiliser ceux qui permettent l’alégement des épaules, la flexibilité et la souplesse (transitions, direction, en tenant compte du fait que je n’ai pas de carrière en sable à disposition). Je souhaiterais d’ailleurs reprendre des cours de dressage avec Umbrio.

 

Avril 2012:

Planning de travail dans Equitation et relation cavalier cheval 148702_396476220377478_1107383880_n

Umbrio en carrière janvier 2012:

394381_335062503185517_47618126_n dans Equitation et relation cavalier cheval

 

Mai 2012:

428324_375126839179083_108253171_n

 

Aout 2012:

524490_465461323478967_887161630_n

Baron, mon premier cheval de coeur

Je fis la connaissance de Baron au centre équestre de la Torche (Finistère), à l’occasion d’une promenade sur la plage de la Baie d’Audierne. Croisé mérens/espagnol ce petit cheval de 5 ans au caractère fort (connu pour mordre à l’approche de son box) me conquit dès la première minute. J’avais eu, comme tout cavalier montant en centre équestre « des chouchous » mais encore jamais je n’avais ressenti ce véritable coup de coeur.

Je cherchais alors un compagnon équin, et se fut donc lui. Il était d’ailleurs proposé à la vente car assez difficile à gérer en ballade (moults demi tours avec cabré, reculait jusqu’au centre équestre, nerveux en promenade, il était principalement monté par les guides du centre équestre).

Il arrivait que son tempéramment agressif ressorte aussi pendant des séances de pansage, dans son box en particulier, lorsque je lui demandais de se déplacer : gare aux coups de dents ! J’employais la voix, tapais le sol de mon pied, et dans le cas où il m’avait touché j’appliquais une claque sèche sur le bout du nez (attention avec certains chevaux celà peut aggraver la situation, ce ne fut pas le cas avec Baron) et l’obligeais à effectuer la demande « poliment » et félicitais quand c’était fait correctement. Cette période dura quelques temps et sa propension à mordre (liée à sa présence en box) diminua avec le temps.

J’appris à le connaitre particulièrement en main: pansages, sorties exclusivement en main, broutages, travail en longe (sportif car il refusait souvent de tourner et se mettait de face, etc).

En ballade, car je nous destinais lui et moi à l’extérieur, je rencontrais ces problèmes: refus de rester en arrière des autres chevaux, manifesté par des cabrés, des déplacements piétinnés sur le côté, sauts de mouton ; en partie calmés par une mise en tête ponctuelle (il était en effet en compétition avec les autres chevaux), par le fait de ne pas céder le restant du temps jusqu’au retour du calme. Encore aujourd’hui il garde ces attitudes, uniquement lorsque nous revenons l’été en Bretagne dans ce centre équestre . Etonnament, dans d’autres lieux il se comporte tout à fait correctement, montrant le calme olympien qui le caractérise en Normandie.

Aujourd’hui c’est un cheval qui se « longe  » tout seul en liberté uniquement à la voix. Connaissant depuis longtemps le travail de cheval de randonnée il n’a peur de rien (poids lourds, kite surf etc) et est un excellent cheval d’extérieur toujours actif avec lequel j’ai plaisir à écumer les chemins de ballade.

 

Baron, mon premier cheval de coeur dans Equitation et relation cavalier cheval 28666_122171544474615_6167226_n

Qui profite de ses vacances:

41212_148479348510501_3895235_n cavalier dans Equitation et relation cavalier cheval

45252_148477491844020_279937_n cheval

Le travail du jeune cheval

Mon acquisition d’un jeune cheval pure race espagnole de trois ans, faite  il y a presque aujourd’hui un an m’a amené à réfléchir sur la manière de conduire son éducation. Etant déjà propriétaire d’un cheval depuis 11 ans, Baron (hispano mérens actuellement âgé de 18 ans), pratiquant l’équitation depuis mes 4 ans à raison d’un cours par semaine minimum (autant de travail de CSO, dressage que d’équitation en extérieur), je pouvais compter sur l’expérience que j’avais pu tirer de ces années auprès des chevaux. La nouveauté fut dans le fait que ce jeune espagnol qui me   rejoignait était alors entier (il sera castré quelques semaines après). Débourré par son naisseur, il lui fallait s’adapter à cette nouvelle vie qui lui tombait dessus. Changement de vie qui induisait donc changement de propriétaire, donc de référent, de repères, autant d’éléments qui perturbent tout cheval. Qui plus est Umbrio est un cheval très sensible, ce qui pouvait favoriser des réactions assez fortes.

Aussi les débuts de cette relation furent durs. Consciente que cette nouvelle situation pour lui était un passage compliqué à gérer j’établis un certain type de travail adapté, dont le but était d’installer un climat de confiance et de respect. S’en suivit beaucoup de travail en main, qui peut paraître « simplet, voire inutile » pour qui n’est pas passé par cette étape (ou pour qui renie l’intérêt de cette phase), mais qui demeure très importante à mon sens dans l’établissement d’une relation saine et complice cavalier/cheval. Méthode que j’applique d’ailleurs sur les chevaux qui me sont confiés, et j’ose le dire sans prétention, avec résultat.

Les réactions fortes précédemment évoquées des premiers temps consistaient la plupart du temps dans des cabrés résultant d’une contrariété (par exemple lors du travail en longe, en main lorsque je demandais de ralentir quand il cherchait à embarquer, etc), ou cause d’une peur. Ne me faisant pas encore confiance, il adoptait un comportement instinctif de fuite et acceptait difficilement que je veuille aller contre. Il a donc fallut rechercher des solutions à certains problèmes auxquels je n’avais encore jamais été confrontée, y compris avec Baron.

Je décidais donc d’appliquer des méthodes que j’avais vu fonctionner pour ces types de problèmes: en main, avec une longe de 3 mètres, faire reculer en cédant dès que le cheval répond positivement ; mobiliser les hanches des deux côtés ; mobiliser les épaules des deux côtés aussi ; ne pas dépasser en marche en main (celà avec l’aide d’un stick si licol simple, personnellement j’ai préféré l’emploi plus précis du caveçon, Umbrio mettant beaucoup de force dans ses actions). J’ai couplé ces exercices en main avec des jeux de prairie, consistant à me suivre dans mes déplacements, avec récompense à la fin de l’exercice.

Chaque moment peut être un moment de découverte utile: c’est ainsi que je profitais de l’utilisation des engins motorisés (voitures, tracteurs, attelage, etc), les chiens bruyants, les objets insolites afin d’éviter les surprises sur les chemins de randonnée. L’important étant de laisser le cheval regarder, sentir, toucher les objets et bien veiller à ce qu’il s’en écarte uniquement lorsque les indices illustrant la peur ont disparu.

Pareillement, l’habituation se fait en dédramatisant la situation, ainsi quand parfois il refuse de monter il m’arrive d’aller faire un tour en main, de m’assoir dans le van en attendant qu’il redescende en pression et accepte de monter. Je récompense toujours quand il « cède », et les carottes sont d’un grand concours ^^. Attention toutefois à ce que le cheval ne prenne pas l’habitude de descendre tout seul, une fois arriver où vous vouliez dans le van (au départ les deux sabots sur le pont sont un succès, il faut récompenser toute avancée même minime), faîtes le descendre de vous même, n’attendez pas qu’il recule seul.

En selle, je me contentais de faire des exercices de base, ne rencontrant que peu de souci dans ce domaine: direction, transitions, sans dépasser une heure de travail. Ce choix fait qu’effectivement, comparé à certains chevaux du même âge, Umbrio peut paraitre en retard dans sa façon de se placer, mais je préfère de loin un travail fait lentement mais surement qu’un travail issu de la gourmandise et qui peut avoir des conséquences néfastes pour le cheval (courbatures, écoeurement, etc)…En extérieur, je suis partie petit a petit de plus en plus loin de la pension, afin qu’il se familiarise progressivement dans le calme. Pour les passages routiers, j’ai une portion de départementale fréquentée à emprunter, mon ami prenait sa voiture et restait en arrière d’Umbrio que je conduisais en main, formant une sorte de protection et obligeant les voitures à ralentir. Pour les passages moins fréquentés nous avons d’abord commencé avec une voiture en protection, puis sans. Je veillais au départ à se qu’il reste à l’arrêt pendant que la voiture doublait ou venait vers nous. Au fur et à mesure, j’ai remplacé l’arrêt par le maintient au pas. Aujourd’hui, sur la portion de départementale, les voitures peuvent le croiser ou le dépasser à plus de 70km/h sans qu’il ne face montre de peur.

De temps en temps, Baron venait en binôme, sa présence de vieux briscard rassurait. La plupart des promenades se faisaient Umbrio seul, mon ami ne montant pas encore à cheval à cette période.

Actuellement Umbrio effectue ses promenades (en moyenne 2 heures, une par semaine) avec Baron, ce qui me permet de le faire progresser nettement plus vite, sans le même stress rencontré quand il n’a pas de référent cheval sur lequel se calquer .

Le travail du jeune cheval dans Equitation et relation cavalier cheval 304826_464577380234028_556332027_n

Il me semble judicieux d’évoquer les ouvrages qui m’ont servi, très complets et clairs:

- Les livres de Véronique de Saint Vaulry: L’éducation du jeune cheval, Le cheval d’extérieur. Ajouter : Quand le cheval a peur, que je n’ai pas consulté moi même, mais dont j’ai pu entendre les bienfaits sur forum.

- L’ouvrage de Stéphane Bigo: L’équitation de légèreté.

Objectif de ouf : Mon 1 er ... |
Huggylesbonsvelos |
5 Copains à Amsterdam |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Taifengtian99
| Bloodandsoul
| Kristof Goffin